
Musique française des XIIIe et XIVe siècle
Prise de son, montage et direction artistique :
Jean-Marc Laisné / AMATI
Enregistrement réalisé à la Chapelle du Collège
Saint Thomas d’Aquin
Direction et chant : Laurence Brisset
Chant : Florence Limon, Estelle Nadau, Léna Orye, Caroline Tarrit
J’ai Désirs se penche sur l’évolution esthétique entre Ars Antiqua et Ars Nova. L’esprit courtois de la plupart des pièces s’inscrit dans la longue tradition des troubadours et des trouvères. Les textes sont en français et nombre d’entre eux donnent la parole aux femmes. Les truculentes, les audacieuses, les bienheureuses, les ardentes et les douces s’y côtoient.
Vers 1320, Philippe de Vitry et Jean de Murs rédigent leurs traités. C’est l’avènement de l’Ars nova. Néanmoins, les « novi » utilisent une grande part de l’héritage des anciens.
De Caelis introduit quelques altérations et fait un traitement particulier des valeurs les plus brèves. Son interprétation rend moins brutal le passage de l’antique au nouveau. Ce disque est une promenade à travers les tourments de l’amour. Les chanteuses s’amusent de ces changements d’humeur et se prêtent, avec malice, à leurs jeux expressifs. Elles en soulignent les contours par la couleur des voix et l’alternance des timbres.
Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication – Direction Régionale Normandie, de la Région Basse-Normandie et du Département de l’Orne.
Diapason, 4 diapasons
« …Introduit par la pertinente
réflexion musicologique de Laurence Brisset, ce voyage mène
de la tradition du conduit aux nouveaux principes de composition…Vocalité et
aisance rhétorique, vertus particulièrement sensibles…La
leçon de chant ne cesse d’être heureusement formulée,
dans un climat d’euphonie pour le moins gratifiant à l’oreille.
Saluons en dernier une excellent approche des parlers d’oïl.
Roger Tellart, 11/2006
Le Monde de la Musique, 4 étoiles
« Généreux échantillon
de la phase « classique » du motet médiéval
en puisant à la source majeure des années 1280, le manuscrit
de Montpellier »
Marc Desmet, 10/2006
Ouest-France
« Des mots d’amour à l’abbaye …Elles
s’expriment à travers les textes, oscillant joliment dans une
langue fleurie aux accents inhabituels et poétiques. On doit souligner
l’exceptionnelle intelligibilité des cinq voix en présence…Les
voix semblant prêtes à toute prouesse…, entre voix discursives
et volutes colorées… ».
Sylvie Huguenin, octobre 2006
Je muir, A. de la Halle
(2005 Studio SM)
Je sui joliete, Quant voi,
Jiliement, Aptatur
(2005 Studio SM)